Une reprise délicate

Comme la saison dernière, nous nous étions mis d’accord avec Nico Loussalez et Grég Nouhaud pour passer l’automne sur le glacier de Tignes. En effet, après un arrêt de 9 mois de ski dû à ma fracture de la clavicule, j’avais très envie d’y retourner le plus longtemps possible pour rattraper le temps perdu.
Malheureusement pour moi, tout ne s’est pas passé comme je l’aurais souhaité : après quelques jours de ski, j’ai pris conscience que le traumatisme n’était plus que physique, mais surtout psychologique. Je n’arrivais plus à m’engager, j’avais peur des piquets, peur de la chute.
De plus, notre nouveau directeur Christian Fémy que j’appréciais jusque là et qui ne nous connaissais pas, n’aimais pas vraiment mon nouveau style et a failli me virer de l’équipe de France ! Heureusement que notre capitaine, Yohann Taberlet a fait un lobbying de dingue pour me sauver, mais après un entretien individuel, Bab (Christian Fémy) m’a dit : « tu vois là, je sais pas quoi faire avec toi, donc je te garde jusqu’aux premières coupes d’Europe mais si tu n’es pas à la hauteur : je devrais me passer de toi … » avec son accent québécois qui ne m’a pas fait sourire du tout à ce moment là !
Et malgré un travail acharné sur mon ski, je n’arrivais pas à remettre mon cerveau dans le bon sens. J’ai donc opté pour une solution radicale : l’hypnose … Dès la première séance, les résultats étaient visible, je retrouvais petit à petit des sensations que je croyais perdu à jamais, mais la pression, elle, ne diminuait pas puisque la première coupe d’Europe se rapprochait à grand pas.

Première coupe d’Europe : Pitztal (Autriche)
Comme chaque année, la saison débute avec les deux coupes d’Europe autrichiennes, mais cette fois j’ai l’obligation d’être bon, même meilleur que je ne l’ai jamais été puisque seul ceux qui feront un podium lors de ces deux premières courses seront sélectionnés pour le championnat du monde à Sestrière qui est mon objectif depuis ma non participation aux Jeux Paralympiques.
Problème : je ne suis jamais monté sur un podium de coupe d’Europe et je ne suis pas forcément au top en terme de confiance.
Après l’annulation des deux premières courses de Pitztal pour cause de tempête, le troisième jour est le bon car, en dépis d’une neige trop molle, les organisateurs nous font partir sur un super-G plat, droit, venteux et souple.
Et à ce petit jeux là, dans le portillon de départ je sais que j’ai mes chances, et bien que mon stabilo se soit pris dans le portillon, manquant de me faire tomber dès les premiers métres, je fais une manche propre et sans agressivité. Quand j’arrive en bas, je ne sais pas quoi penser de cette course et mon pote Nico L., placé devant le panneau d’affichage des chronos, me fait signe que j’ai fais un bon temps et en me rapprochant dudit panneau, je vois sans y croire que j’ai le deuxième temps des concurrents déjà arrivés et j’en suis le premier surpris, même si tous les meilleurs ne sont pas encore là. Donc, je décide d’attendre et au fur et à mesure des arrivés, je prend conscience que j’ai fait le boulot !
Premier podium

Deuxième coupe d’Europe : Kuhtaï (Autriche).
Malgré mon premier podium la semaine d’avant, j’ai conscience d’avoir eu beaucoup de chance parce que le tracé et la mollesse si particulière de la piste m’ont beaucoup aidés.
Mais à Kuhtaï, la neige est artificielle et mes résultats : beaucoup moins brillants replongeant ma confiance si chèrement gagnée à un niveau très bas, malgré une ou deux bonnes manches …



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