Viva Italia

Bon, depuis que je suis rentré dans le top 10 de la coupe du monde de ski alpin en Italie, j’ai une folle envie d’y retourné : c’est pourquoi, j’irais voir un match de Ice sledge hockey jeudi à Pinerolo (à coté de Turin). Pour info, ce sera le premier match d’un tournoi international en vue du championnat du monde : République Tchèque Vs Italie



Enfin de retour au bercail …

Ça y est, après trois semaines de ski intensives me voilà revenu.

Tout d’abord, j’ai pris la route pour un stage avec l’équipe de France aux Angles le 7 janvier avec une première galère : la neige ! Certains diront que c’est une bénédiction, mais quand on reste bloqué plus de 3 heures sur l’autoroute suite à un carambolage, je vous assure que la neige est une galère. Bref, le stage s’est bien passé avec nos nouveaux entraîneurs : Pierre Bott de l’ENSA et Chouchou : Jean-Baptiste Chourré de l’ESF de Gourette. Après ces quelques jours d’entraînement, nous sommes arrivés en Espagne à La Molina pour la première coupe du monde de la saison, avec au programme 2 géants et 2 slaloms sur la fameuse piste où avait eu lieu la coupe du monde de ski alpin des féminines (valide) en décembre ; piste que je connais puisque je l’avais skié en coupe d’Europe l’an passé.
Je ne m’étendrais pas trop sur cette coupe du monde puisque le bilan est assez négatif : 22ème au premier géant, 21ème au deuxième et je ne finis aucun slalom spécial. Certes, la piste était assez difficile, mais elle l’était pour tout le monde : je repars donc de cette semaine de coupe du monde un peu affaibli psychologiquement. Je m’y étais préparé mais la claque est dure à prendre …
Ensuite, j’ai enchaîné avec la coupe de France des Angles le week-end du 17 et 18 janvier et cette récréation (la coupe de France ne fait pas parti de mes objectifs cette année, mais il est toujours agréable de se retrouver en Famille, avec tous mes potos du circuit et même un petit nouveau cette année : Olivier Guilleux) ne m’a pas tellement redonné confiance puisque cap’taine Fifi (mon pote de Grenoble Handisport mais néanmoins concurrent) me passe devant sur un des deux géants et sur le slalom spécial : belle !!!
Moi qui étais aussi venu pour me rassurer après cette première coupe du monde : c’est pas gagné et en plus, deux chutes viendront ternir ce week-end, une de Manu Senin (l’espagnol qui va vite) qui se révélera sans conséquence grave et une de Jean-Marc Deloy au cours du second géant : bilan un clavicule brisée en quatre morceaux (Courage et bon rétablissement). Malgré tout, je suis ravi d’avoir revu de nombreux coureurs et même René, un de mes sherpas des années précédentes.
Enfin, je pars pour Sestrière (Italie) pour la deuxième coupe du monde sur la piste des Jeux Olympiques de 2006. Cette fois, le programme est bien différent de ce que j’avais fait jusque là puisqu’il y a deux descentes (mes premières), un super combiné (super G et slalom) et un super G. Je connais la piste puisque je l’ai skié l’an dernier pendant les championnats d’Italie et je la redoute d’autant plus.
Pour ceux qui ne savent pas comment se déroule une épreuve de descente, il y a d’abord une reconnaissance (au ralenti) puis un entraînement chronométré et enfin l’épreuve de descente. J’me suis donc retrouvé lundi dernier sur la fameuse piste de descente à faire deux reconnaissances, on doit connaître la piste par coeur, puisque comme le dit Yohann, « en descente, il n’y a pas de place pour le hasard: le feeling oui, mais pas  l’improvisation ! », la chute peu être très dangereuse étant donné la vitesse qui doit avoisiner les 100 Km/h à certains endroits. Malheureusement, la météo nous empêchera de faire l’entraînement chronométré prévu et je rentre à l’hôtel la peur au ventre vu ce qui nous attend les prochains jours. Et justement le lendemain, il neige et l’entraînement prévu est annulé, je reste donc sur le stress de la veille malgré une journée de poker endiablée ! Ce n’est que mercredi que je me libère avec un premier entraînement encourageant puisque mon chrono n’est pas ridicule (même si ça ne veut rien dire, ce n’est qu’un entraînement) et j’ai véritablement éprouvé des sensations grisantes. Au départ de la course, j’ai peur mais je me sens prêt, la première parti de la piste se passe bien, il n’y a pas trop de pente, mais ça ne tourne pas beaucoup et par conséquent, je prend une vitesse de dingue ; la deuxième partie est plus technique, je resserre mes trajectoires par rapport à l’entraînement (sur les conseilles du coach Bott) et mes fesses aussi parce qu’arrivé au fameux Salto blue, j’me retrouve déséquilibré, en l’air et complètement sur l’avant, ce petit saut me parait durer une éternité mais ça replaque et la course continue et se termine sur une porte passée à fond dans le dernier mur. Résultat, 12ème à moins de 4 secondes du premier et des grosses montées d’adrénaline.
Le lendemain, je confirme en améliorant mon chrono d’une seconde (bon OK, le premier l’améliore de deux, mais c’est pas une raison…) à la descente ce qui me classe 11ème et on enchaîne avec un slalom spécial pour faire une épreuve de combiné. Le tracé n’est pas facile dans ce mur, mon passage n’est vraiment pas magnifique, mais comme le slalom spécial n’est pas la spécialité des descendeurs (n’est-ce pas Nico !) je gagne encore 3 places pour finir 8ème et fier de l’être !
La tempête de neige des jours suivants fera annuler les courses restantes aux organisateurs .
En tout cas, cette dernière coupe du monde m’aura permis de reprendre confiance en moi et me remotive à bloc pour la prochaine coupe d’Europe en Suède …

A suivre.



UGSEL U.D.61 |
ST SULPICE BASKET |
Les Benjamins de Hélios Basket |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | les18dustade
| enforme
| tarassquentin